RECAPITULATION DES CITATIONS A L'ORDRE DE L'ARMEE

DU 2e RAC EN 1914 - 1918


Ordre Général n° 55 du 27 octobre 1915
La 8e batterie du IVe Groupe du 2e RAC est citée à l'ordre de l'Armée :
 

Etant batterie très avancée, a, le 25 septembre 1915, par l'opportunité et la précision de ses tirs, puissamment aidé la progression de l'infanterie.

Repérée par un avion et soumise à un bombardement d'artillerie lourde violent et ininterrompu, n'en a pas moins continué sous l'habile direction du capitaine Renault à donner constamment, avec le plus complet dévouement et la plus grande efficacité, un appui précieux aux troupes d'attaque.

Ordre Général n° ? du 30 septembre 1917 (pour mémoire)
La 126e batterie du 58T du 3e RAC est citée à l'ordre de l'Armée :
  Depuis sa formation, a coopéré activement à toutes les opération offensives de la 3e DIC, notamment à la bataille de la Somme (juillet - août 1916). Au cours des attaques de 1917 a, sous la direction énergique du lieutenant Campenon, puis du lieutenant Lano, exécuté de brillantes préparations et fait preuve d'un mordant, d'une âpreté et d'une discipline de tir remarquables, en exécutant des feux très nourris sous les bombardements incessants et malgré ses pertes.

Ordre Général n° 313 du 4 octobre 1917
Le 2e Régiment d'Artillerie Coloniale est cité à l'ordre de l'Armée :
 

En Champagne, en mai, septembre et octobre 1915, sur la Somme en juillet, août 1916, où les localités de Dompierre, Assevilliers, Flaucourt, Belloy-en-Santerre ont été enlevées en deux jours ; pendant les dures opérations de mars 1917 ; à la bataille de l'Aisne (avril - mai) et au Chemin des Dames (août 1917) ; sous l'impulsion du lieutenant-colonel Baudouin, a donné les preuves éclatantes des plus hautes vertus militaires et de brillantes qualités manoeuvrières.

A toujours réussi, par son dévouement infatigable, par l'exactitude de son observation, à aider l'infanterie à atteindre ses objectifs, grâce à une préparation impeccable et à un accompagnement méthodique et audacieux.

Ordre Général n° ? du 13 mars 1918
La 4e batterie du 2e RAC est citée à l'ordre de l'Armée :
  Belle unité de combat. Soumise à un bombardement toxique de dix-huit heures, ayant reçu plus de 3 500 obus, sous l'énergique et habile commandement du capitaine Debray, a assuré la complète exécution de ses missions ; ayant perdu la majorité de ses servants, a pu continuer le tir jusqu'à l'ordre de cessation du feu, grâce à l'énergie et au dévouement du lieutenant Godfroy, officier de tir, qui pris lui-même les fonctions de pointeur. Batterie dont le dévouement poussé jusqu'au sacrifice a puissamment contribué au succès de la journée.

Ordre Général n° ? du 21 mars 1918
La 101e batterie de 58T du 2e RAC est citée à l'ordre de l'Armée :
  Unité combative de tout premier ordre. Au cours d'une très vive attaque ennemie sur un centre de résistance, a assuré sous l'énergique direction de son chef, le sous-lieutenant Taballon, le service de ses pièces sous le plus violent bombardement. S'est mise par la suite à la disposition du commandant du centre et a participé pendant toute une nuit avec la garnison à la lutte âpre qui a permis de chasser l'ennemi des positions qu'il occupait.

Ordre Général n° 348 du 10 juillet 1918
Le 2e Régiment d'Artillerie Coloniale est cité à l'ordre de l'Armée
  Régiment toujours animé de l'esprit de dévouement et de sacrifice. Remarquablement instruit et entrainé par son chef, le lieutenant-colonel Baudouin, a appuyé son infanterie au cours des affaires récentes avec tant d'efficacité, malgré des moyens réduits et des pertes sensibles, que la violente offensive ennemie a été brisée net avec des pertes minimes pour notre infanterie. Les batteries étant encerclées par l'infanterie ennemie se sont dégagées elles-mêmes sous l'énergique direction du chef d'escadron Guerrini, qui a sauvé, non seulement son matériel, mais a encore contribué à sauver celui d'un groupe de tracteurs, en lui prêtant des avant-trains.

Ordre Général n° 82 F du 19 mars 1918
  La 101e batterie de 58T du 2e RAC, ayant déjà obtenu une citation à l'ordre de l'Armée le 30 septembre 1917, sous la dénomination 126e batterie du 3e RAC, est admise au port de la fourragère aux couleurs de la Croix de Guerre 1914-1918.

Ordre Général n° 102 F du 16 juillet 1918
 

Le 2e RAC se voit conférer le port de la fourragère aux couleurs de la Croix de Guerre 1914-1918, pour sa brillante conduite devant l'ennemi.

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Extrait de l'ordre du jour N° 11 du 15 janvier 1994 publié lors de la 
dissolution du 2e R.A.Ma et du 102e R.C.S.

 

 

" ... Ces régiments de réserve, sous les ordres de leurs chefs de coprs successifs, ont, pendant de nombreuses années, montré leurs capacités au cours de séances mensuelles d'instruction, d'activités d'entraînement, de convocations sélectives et de campagne de tirs auxquels ont participé des officiers, des sous-officiers et des militaires du rang spécialistes.

Aujourd'hui, les changements de missions imposés par le nouveau contexte international et la diminution du format de notre armée de terre imposent une nécessaire réorganisation des réserves. C'est dans ce cadre qu'a été décidé le dissolution des deux régiments que nous honorons aujour'hui.

Oficiers, sous-officiers, militaires du rang du 2e Régiment d'artillerie de marine eu du 102e Régimentde commandement et de soutien, lorsque dans quelques instants vous rendez pour la dernière fois les honneurs a vos éendards, ayez une pensée pour ceux qui sont tombés sous leurs plis au service de la France.

Pour ma part, en vous saluant aujourd'hui, je rends hommage à votre compétence et à votre disponibilité et j'exprime ma reconnaissance aux colonels Fraisse et de Courcel, vos derniers chefs de corps, qui ont jusqu'au dernier jour assumé leurs responsabilités avec abnégation et dévouement..."

fait à Paris, le 15 janvier 1994
Le Général d'armée Michel Guignon
Gouverneur militaire de Paris

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